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À jour au 2025-12-25. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
La nouvelle architecture veut recréer « un lien intime entre la ville, son musée et le site archéologique » du Port antique. Une nouvelle muséographie créée par l'architecte scénographe Adeline Rispal tisse des liens entre l'histoire portuaire et commerciale du site et l'architecture puissante du centre commercial de la Bourse. Le musée présente l'histoire de Marseille en treize volets ou séquences recouvrant une période plus ou moins longue. Un parcours numérique augmenté de l'axe historique de Marseille, conçu par Alain Dupuy (InnoVision), est également proposé entre le musée d'Histoire et le nouveau MuCEM.
Sources : fr.wikipedia.org
==== Développement du commerce ==== les Ioniens qui arrivent à Marseille vers 600 av. J.-C. apportent avec eux la civilisation grecque. Au début de leur installation ils importent du vin en provenance de l'Étrurie, puis ils en produisent eux-mêmes et vers le milieu du Ve siècle av. J.-C. écoulent leur propre production vinicole vers les populations gauloises. Le vin est alors conditionné pour le transport dans des amphores à pâte micacée de 540/500 av. J.-C. puis micacée de 510/500 av. J.-C. Pour illustrer ce commerce du vin, le musée expose sur un présentoir six types d'amphores à vin d'époques et de provenances diverses : Étrurie (épave d'Esteou dou Miet à Marseille 600/520 av. J.-C.), Clazomènes (épave d'Esteou dou Miet à Marseille 540/510 av. J.-C.), Marseille (540/500 av. J.-C. et 500/400 av. J.-C.), Italie du sud (Épave du grand Ribaud, Var, 500 av. J.-C.) et Étrurie (400 av. J.-C.). Marseille est approvisionnée en vaisselle par des navires d'origine grecque comme celui coulé à la Pointe Lequin, île de Porquerolles, vers 520 av. J.-C.. Deux vitrines exposent de la vaisselle datant des deux premiers siècles après la fondation de Marseille dont :
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Céramiques corinthiennes (625/550 av. J.-C. : aryballes globulaires, amphores de tables. Céramiques laconiennes (625/550 av. J.-C.) : cratère à figures noires trouvé rue de la cathédrale. Coupes ioniennes à vernis noir de l'épave Pointe Lequin et de la place Jules-Verne : ces coupes servaient à boire du vin. Lampes à huile Coupe attique à vernis noir décorée d'une tête de gorgone dont le rôle était de se prémunir contre les voleurs. Coupes attiques à décor de palmettes ou de cerf paissant.
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Les Grecs apportent avec eux leurs dieux : Artémis, Apollon et Athéna. La ville se dote de temples consacrés à ces trois divinités. En 1952 les équipes de Fernand Benoit découvrent non loin de la consigne sanitaire au pied de la butte Saint-Laurent un chapiteau ionique en calcaire qui devait appartenir à un de ces temples. Ce chapiteau exposé dans le musée est de grande dimension (180 cm x 112 cm x 66 cm) et pèse 1,2 tonne, ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'un temple de taille considérable. Il était utilisé en remploi dans un mur qui est considéré comme un quai d'époque romaine. Les seuls objets de culte relativement fréquents pour cette période sont les stèles votives en pierre représentant une déesse assise dans un édifice en forme de temple. Une cinquantaine de ces stèles appelées aussi Naïskoï ont été découvertes sous l'ancienne rue Négrel lors du percement en 1863 de la rue Impériale, actuelle rue de la République. La tenue de ces femmes en vêtement long, la tête voilée, les mains posées sur les genoux sont traditionnelles de l'art grec archaïque. Ces figurines tiennent parfois sur les genoux un animal qui peut être identifié à un fauve sur un ou deux exemplaires. L'identité de la divinité a été très discutée (Artémis, Aphrodite ou Athéna), mais l'hypothèse actuellement la plus couramment admise est celle de Cybèle. Ces stèles proviennent d’un sanctuaire dédié à cette déesse d’Asie Mineure. Les autres témoins des cultes religieux sont regroupés dans une vitrine et sont pour l'essentiel les suivants :
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